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Hey les gens! ^^ Voilà, j'ai eu une idée en relisant le Remède Mortel : comme la trilogie est vue principalement par Thomas, j'ai eu envie de raconter certains passages du point de vue d'un autre personnage :) Merci de lire, et n'hésitez pas à commenter! ^^

Point de vue de Newt

Le Remède Mortel, fin du chapitre 54

Les Fondus éventraient de grands sacs à ordures, dont ils sortaient de vieux sachets de nourriture, de la viande avariées et des épluchures de légumes. Aucun d'aux ne parvenait à garder quelque chose dans les mains sans qu'un autre essaie de lui voler. Newt était à mi-hauteur sur la gigantesque pile de débris et d'objets pèle-mêle, et tirait sur un miroir presque intact : l'objet réfléchissait l'astre solaire qui avait ravagé la planète entière. Alors que l'adolescent l'extirpait des débris, une main osseuse saisit l'objet et l'arracha aux doigts de Newt. Le voleur, une femme à l'apparence squelettique, avec juste quelques cheveux roux et gras sur son crâne et des yeux globuleux, eut à peine le temps de descendre de la pile que Newt bondit sauvagement sur la Fondue, provoquant une chute de quelques mètres. Le visage couvert de poussière, il griffa l'épaule dénudée de la femme, poussant un cri guttural. La Fondue lâcha le miroir qui alla se briser en deux contre une carcasse de voiture, et se démena farouchement de t'étreinte de son adversaire. Elle se retourna face à lui : ses dents étaient d'un jaune presque marron, et ses veines faisaient onduler la peau de son crâne.

Elle se jeta sur lui, ses ongles cassés et sales dirigés telles des griffes sur l'adolescent ; mais Newt fut plus rapide et la plaqua sur le sol aride. S'exclamant sauvagement à chacun de ses coups, il cognait avec rage le visage déjà amoché par la maladie de son adversaire. La Fondue gémissait, cherchant maintenant à se protéger des poings meurtriers. Elle se recroquevilla sur elle-même, pleurnichant, le visage en sang. Newt s'arrêta brusquement, et donna un coup de pied dans les flans de la Fondue qui s'empressa de déguerpir.

Haletant et respirant bruyamment, il récupéra l'un des morceaux du miroir, encore suffisamment grand pour que son visage se reflète en entier.

Ce n'est pas moi ! songea-t-il, horrifié.

Le garçon qui apparaissait sur la surface lisse du miroir était dans un état épouvantable. Son crâne, visible par la perte de grosses touffes de cheveux, affichait des plaques rougeâtres. Son visage était couvert d'écorchures et d'ecchymoses. Une partie de sa chemise se reflétait, en lambeaux, couverte de crasse et de sang. Mais le plus frappant n'était pas la saleté ou ses blessures : c'était la sauvagerie qu'il lisait dans son regard, son propre regard. De rage, Newt balança le miroir et abattit son poing sur le capot de la voiture toute rouillée.

- Ce n'est pas moi !

Les roues crissèrent. Newt releva la tête. Le van fonçait tout droit vers les voitures des Fondus, ne ralentissant pas. L'adolescent distingua quatre personnes à bord, et ses yeux se rétrécirent.

Quatre Imunes…

Newt observa trois voitures conduite par des Fondus, s'aligner face au van, bloquant le passage au véhicule étranger. Le van fit une embardée, et fonça vers le barrage automobile, plus précisément vers l'espace libre entre la voiture du milieu et celle de droite. Mais la voiture de gauche bondit en avant et braqua pour tenter de leur couper la route. Les trois voitures jouaient avec le van et Newt s'amusait de ce spectacle, un sourire inquiétant aux lèvres.

Le van accéléra d'avantage, et au moment où l'avant du van s'insérait entre les deux voitures, au moment où la troisième le cueillit de plein fouet dans l'aile arrière gauche, Newt cessa de respirer quelques secondes.

- Tommy.

Un visage était rapidement passé devant la vitre arrière, mais cependant pas assez vite pour empêcher Newt de reconnaître son ancien ami.

- Tommy, répéta-t-il mécaniquement.

Ses yeux s'écarquillèrent jusqu'à ne devenir que deux balles blanches parsemées de filaments veineux de couleur rouge sang.

Le van décrivit plusieurs tours sur lui-même dus à la collision ; des crissements de pneus ; le vacarme prit fin quand le van s'immobilisa brutalement contre un mur de béton.

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